vendredi 7 mai 2010

Donner la trace de la mort ou donner la mort (2)


par Philippe Réfabert


Dans le cadre des Champs de la réflexion, Champs Libres, en partenariat avec la Société Bretonne de Philosophie a organisé à Rennes, fin janvier 2010, un cycle de conférences autour du thème : « Tu ne tueras pas ».

Philippe Réfabert, psychanalyste est intervenu le 30 janvier. Voici la deuxième et dernière partie de son exposé. RZ.

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… l’enfant a le loisir d’échapper et de s’approprier une singularité de fils, position où s’intriquent continuité et discontinuité. Il est un et différent et en même temps semblable.

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J’en viens au meurtre d’âme. La réduction du paradoxe fondamental est une définition possible du meurtre d’âme. Elle est celle que je proposerai aujourd’hui. Réduction donc, soit que le parent le formule au lieu de le soutenir, soit qu’il signifie à l’enfant par ses actes et ses paroles – il est des paroles qui sont des actes, on le sait bien[1]– qu’il lui conteste la possibilité d’être comme lui ou au contraire de ne pas être comme lui ; dans ce cas il lui conteste toute duplicité : il le veut et le dénonce « innocent »... Lire la suite...